La stérilisation du chien et du chat

Avantages et inconvénients

Vous en avez assez des portées à répétition, des fugues, des bruits, les séquelles de bagarres, des pertes de sang… Même si cela ne se produit que 2 fois par an pour les chiennes et 3 ou 4 pour les chattes, vous avez décidé de faire stériliser votre animal de compagnie : Husse fait le point des différentes solutions pour vous, selon votre détermination !

SI VOUS VOULEZ QUE CE SOIT DEFINITIF, OPTEZ POUR LA CHIRURGIE

Chez les mâles,

il s’agit de la castration ou de la vasectomie.
La castration est très efficace : le fait d’enlever les testicules supprime toute possibilité de reproduction mais aussi les comportements gênants associés (les tendances à la fugue et à l’agressivité, les marquages urinaires à répétition qui empestent votre maison !)
La vasectomie coupe le passage des spermatozoïdes mais ne supprime pas la production d’hormones. Elle interdit donc seulement toute procréation. Elle est possible chez les chiens dont on veut préserver la virilité !…

Chez les femelles,

le vétérinaire peut procéder à l’ablation des ovaires et/ou de tout l’utérus.
La suppression des ovaires est bien supportée par les chattes. Chez la chienne, elle prévient l’apparition des tumeurs mammaires si l’intervention sur un individu jeune (de moins d’un an). L’ovariectomie peut prédisposer à l’obésité car l’animal devient plus sédentaire et voit ses dépenses énergétiques diminuer. Vous devez faire attention à l’évolution de son poids après l’opération et vous devrez sans doute réduire sa ration journalière de 20%.
A long terme, on peut voir apparaître des dermites de la vulve et de l’incontinence urinaire. Pour éviter ces complications, vous pouvez recourir à la section du sommet des cornes utérines, mais les chaleurs subsistent car les ovaires sont toujours en fonction et produisent toujours les hormones.
L’ablation de l’utérus (hystérectomie) entier évite les saignements qui se produisent juste avant les chaleurs. Elle permet aussi d’interrompre une gestation non désirée, le cas échéant.

Toutes ces opérations sont courantes, bien connues de tous les vétérinaires et, somme toute, assez peu risquées (même s’il y a toujours les complications possibles de l’anesthésie générale, des infections ou d’hémorragies). Elles doivent être faites sur un animal en bonne santé, correctement vacciné.
Les femelles ne doivent pas être en chaleurs, car les tissus sont alors gorgés de sang et les risques d’hémorragies sont très importants.

SI VOUS VOULEZ QUE CE SOIT REVERSIBLE, PASSEZ AUX MEDICAMENTS

Ces traitements puissants préservent en général la possibilité d’un retour à la normale, mais ils ont tous des effets secondaires importants. Vous devez donc absolument passer par votre vétérinaire traitant qui saura choisir le produit et les doses adaptées à la situation de votre animal. Les prises de comprimés s’étalent sur plusieurs jours et sont assez compliquées dans la pratique.

Les vétérinaires privilégient ainsi souvent l’injection : la meilleure voie est intramusculaire.
Les injections sous la peau entraînent en effet des nodules douloureux et une dépigmentation (si nécessaire, le vétérinaire choisira alors une zone non visible de la peau).
En pratique, ces méthodes médicamenteuses ne concernent que les femelles et nécessitent des administrations répétées. Et il ne faut pas manquer les dates prévues ou bien perdre les rythmes ; sans quoi Dame Nature se remet en marche !

Comment prévenir ou arrêter les chaleurs

On utilise des progestagènes.
Pour prévenir l’apparition des chaleurs, vous devez agir 4 à 5 mois après les dernières chaleurs. Pour les arrêter, vous devez donner des comprimés dans les 2 ou 3 premiers jours de pertes si vous voulez avoir une chance que cela marche. Les chaleurs disparaissent alors en 2 ou 3 jours.
Les effets secondaires de ces substances ne sont pas négligeables : développement exagéré de l’utérus et des glandes mammaires (avec parfois des lactations, chez les Greyhounds en particulier). Après plusieurs années, cela peut déboucher sur des infections de l’utérus.
Le délai de réapparition des chaleurs après l’arrêt du traitement est très variable et imprévisible. En général, on parle de 6 mois. Mais, dans certains cas, il faut attendre de 12 à 18 mois ! C’est aussi parfois malheureusement définitif, en particulier chez les jeunes femelles. En pratique, il est conseillé de laisser la chienne revenir en chaleurs après le premier traitement pour évaluer sa sensibilité aux progestagènes et éviter dans le futur d’éventuels surdosages.
Chez la chatte, on peut parfois constater des malformations des nouveaux nés suite au retour des premières chaleurs
Dans les 2 espèces, les progestagènes peuvent provoquer une augmentation passagère de l’appétit, avec prise de poids. Ils sont contre-indiqués chez les diabétiques, les femelles gestantes et en cas d’affection de l’utérus déjà existante.

Si accident il y a

Des oestrogènes sont administrés juste après l’accouplement non désiré. Ces substances prolongent les chaleurs de plus d’une semaine et empêchent la nidation. Les risques de maladies de l’utérus sont importants : cette méthode doit rester exceptionnelle et, en aucun cas, ne devenir systématique.
Si vous ne faites que constater, vous pouvez encore intervenir après le premier mois de gestation, pour provoquer un avortement en 3 à 5 jours.

La stérilisation est un acte qui mérite réflexion. Rappelons qu’elle est obligatoire pour les chiens de première catégorie (type pitbulls et autres molosses).
La contraception médicale est pleine de contraintes.
Si vous êtes sûr de votre choix, préférez la suppression de l’utérus et des ovaires dans la même opération et vivez tranquille ! Votre animal vous est rendu le soir même, déjà réveillé. La récupération est très rapide chez le mâle puisque l’abdomen n’a pas été ouvert. Chez la femelle, les points sont retirés une dizaine de jours après l’intervention.
Attendez au moins les toutes premières chaleurs de façon à donner à laisser l’organisme de votre animal bien se développer, sous l’effet du premier bain hormonal: retenez un an pour le chien, 8 mois pour les chats.
Ne vous inquiétez pas pour la suite : la frustration, le complexe de virilité, le non épanouissement sexuel sont des conceptions humaines qui ne s’appliquent pas chez nos animaux de compagnie. Enfermer son chat ou tirer sur la laisse de son chien, attiré par une congénère en chaleurs, sont bien plus pénibles pour eux !
Vous pourrez tout autant profiter de la vie avec votre compagnon, et Husse sera toujours là pour vous y aider. Vous devrez en particulier surveiller son poids, lui fournir de l’exercice physique accru et baisser de 20 % sa ration journalière s’il est sujet à l’embonpoint. Votre conseiller Husse choisira avec vous l’aliment le plus adapté !